Samedis de l'URML Poitou-Charentes

Les accidents médicaux, les erreurs diagnostiques ou thérapeutiques n'arrivent pas qu'aux autres.

L' organisation du cabinet professionnel doit répondre à certains impératifs de sécurité ...

Nous vous avons proposé 2 réunions avec la participation d'experts du Sou Médical :

  • Poitiers, le 28 mars 2009,
  • La Rochelle, le 4 avril 2009.

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Consultation de prévention

La sectorisation par tranche d'âge répond à un besoin majeur, celui d'assurer une meilleure prévention dont la finalité à moyen terme est de réaliser des économies substantielles en réduisant le coût élevé des pathologies lourdes.

Pour ce faire, il faut donc en détecter à temps les causes pour mieux les éviter.

En quelque sorte, il s'agit de réaliser une meilleure définition des risques encourus à tout moment de la vie...

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Union Regionale des Medecins Liberaux du Poitou-Charentes

Actualités

  • Messagerie Médicale Sécurisée en Poitou-Charentes : ouverture du portail Télésanté Régional, premier pas vers une messagerie prévue en octobre 2009 ...
  • Conditions de réalisation de certains actes professionnels par les infirmiers ou infirmières (décret n° 2008-877 du 29 août 2008 - JO du 2 septembre 2008).
  • Que savoir sur la grippe A.
  • Ré-élection du bureau de l' URML à mi mandat, le 16 Mai 2009.

 

Arrêt cardiaque

Chaque année en France, 50 000 personnes meurent prématurément d’un arrêt cardiaque, le plus souvent en présence d’un témoin.

Cette situation n'est plus acceptable : moins de 2  à 3% des victimes d'arrêt cardiaque sont sauvées aujourd'hui, contre 4  à 5 fois plus dans certains pays où la population est formée aux gestes qui sauvent et où les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatiques externes.

Sauver la vie d'un collègue, d'un parent, d'un passant c'est possible à deux conditions: se former aux gestes qui sauvent et augmenter le nombre des défibrillateurs en libre accès.....

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Toujours plus : çà suffit !

Je faisais partie des invités du Président de la République à Clairefontaine, il y a quelques jours, pour représenter les Unions. Je dois dire que cette grand messe, pilotée par Gérard Larcher, et destinée à légitimer le volet hôpital du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires » n'a pas convaincu, pire, a laissé un goût amer.

Personne n'est reparti satisfait. Pas davantage les hospitaliers que les libéraux. Pourtant, aucun n'aura pu manifester sa désapprobation de façon ostentatoire tant l'encadrement avait été bien organisé par un préfet soucieux du devenir de sa carrière. Celui-ci n'avait pas hésité à déployer pour la circonstance quelques 500 CRS en tenue et en civil, comme si les acteurs du monde de la santé étaient susceptibles de se comporter comme des hooligans !

Dans son discours, le Président de la République a montré du doigt la médecine de ville comme responsable, une fois n'est pas coutume, de la désorganisation des urgences hospitalières. Il a demandé aux médecins libéraux de s'investir et de s'impliquer pour désengorger les urgences des hôpitaux et d'aller aider les médecins hospitaliers.

J'ai vécu ces propos comme une injustice pour notre profession.

Les médecins libéraux travaillent déjà plus de 70 heures par semaine, s'impliquent déjà dans la permanence des soins et assument déjà des gardes la nuit sans repos compensateurs. Et on leur demande de faire encore plus, de venir prêter main forte à des confrères salariés dont le temps de travail est radicalement différent et comporte des temps de récupération ! On a envie de hurler !...

Comme toujours, la médecine libérale est la variable d'ajustement du système. Qu'il s'agisse de faire des économies ou, comme aujourd'hui, de trouver des bras. On a toujours envie de hurler !

Nous devons réagir et refuser que les médecins libéraux soient perpétuellement la « chair à canon » des visions technocratiques du ministère de la santé. C'est en tout cas ce qu'exprime le projet de loi HPST et les politiques qui le portent.

Et cette fois-ci, les médecins vont leur dire : çà suffit !

Bien confraternellement,

Dr Philippe BOUTIN, Président de l' URML PC